Droitier ou gaucher : quelle main pour écrire ?
Votre enfant écrit de la main droite… puis de la main gauche ? Il dessine d’une main, mais découpe de l’autre ?
Vous avez l’impression qu’il hésite lorsqu’il doit prendre un crayon ou attraper un objet ?
- Est-ce normal ?
- Faut-il intervenir ?
- Cela peut-il avoir un lien avec ses difficultés d’écriture ?
Environ 90 % de la population est droitière, contre 10 % de gauchers et une très faible proportion de personnes véritablement ambidextres.
Mais pourquoi une telle différence entre droitiers et gauchers ? Est-ce un choix ? Une habitude ? Une question d’éducation ?
Une préférence qui apparaît très tôt
Dès la 15ᵉ semaine de grossesse, les fœtus portent plus fréquemment leur pouce droit à la bouche que leur pouce gauche.
Cela suggère que certaines préférences motrices pourraient apparaître très tôt, avant même la naissance.

On ne choisit pas sa main.
Être droitier ou gaucher ne se décide pas : la main dominante se met progressivement en évidence au cours du développement.
Un enfant découvre peu à peu quelle main est la plus efficace pour réaliser certaines actions, notamment écrire.
En général, à partir de l’entrée à l’école élémentaire (vers 5–6 ans), la main dominante commence à se stabiliser et, vers 7 ans, la latéralité est habituellement installée.
Quel impact sur l'écriture ?
Lorsque la latéralité n’est pas clairement installée, le geste graphique peut devenir plus coûteux en énergie.
L’enfant peut alors rencontrer :
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une écriture lente
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une fatigue rapide
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des crispations dans la main
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une posture inhabituelle
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un manque de fluidité
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ou une écriture irrégulière
Dans certains cas, cela peut entraîner un découragement face aux activités d’écriture.
L'origine de la latéralité
Notre cerveau est composé de deux hémisphères : l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit.
Chacun contrôle le côté opposé du corps : l’hémisphère gauche contrôle le côté droit et l’hémisphère droit contrôle le côté gauche.
Chez la plupart des personnes, certaines fonctions comme le langage sont principalement gérées par l’hémisphère gauche, ce qui pourrait expliquer pourquoi les humains sont majoritairement droitiers.
Les recherches actuelles montrent que plusieurs facteurs interviennent dans la mise en place de la latéralité. Elle résulte probablement d’une combinaison de facteurs génétiques, de facteurs liés au développement et d’une part de variabilité naturelle.
Les signaux d'alerte
Il peut être utile de s’interroger lorsque :
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à partir de 6 ans, aucune préférence manuelle ne semble encore clairement se dégager ;
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l’enfant change régulièrement de main pour écrire ;
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il utilise une main pour certaines activités (écrire, dessiner) et l’autre pour d’autres (découper, lancer…) ;
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il hésite lorsqu’il doit saisir un objet ;
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l’écriture est peu lisible ou très lente, accompagnée de tensions dans la main.

Le test d'Auzias : faire le point en cas de doute
Lorsqu'il existe une hésitation forte sur la main dominante, il est possible de réaliser un test de latéralité : le test d'Auzias.
Ce test permet d'évaluer les préférences naturelles de l'enfant dans différentes situations du quotidien.
Il permet d'obtenir un quotient de latéralité, afin d'identifier la main dominante et d'adapter l'accompagnement en graphopédagogie.
Le test d’Auzias peut être proposé lors d’un bilan en graphopédagogie au cabinet Écriture Plus à Saint-Nazaire, afin de faire le point sur la latéralité et d’adapter au mieux l’accompagnement de l’écriture.
Il peut également être réalisé indépendamment de tout suivi si une hésitation persiste.
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